2019, ANNÉE DE LA FOI DANS LE DIOCÈSE DE BUNIA

Son Excellence Monseigneur Dieudonné Uringi, Evêque du Diocèse de Bunia a ouvert solennellement l’année de la foi dans le Diocèse de Bunia au cours de la célébration eucharistique de ce lundi 25 mars 2019 à la paroisse Notre Dame de l’Annonciation de Nyakasanza. Plusieurs personnes ont pris part à cette célébration, parmi lesquelles les prêtres, les religieux et religieuses, les autorités politico-administratives de la Province de l’Ituri ainsi que les chrétiens de la Paroisse Notre Dame de l’Annonciation de Nyakasanza qui ont, par cette occasion, célébré la fête patronale de leur paroisse.

« La tradition de l’Eglise connaît des années saintes extraordinaires. C’est dans ce sens que nous avons voulu célébrer une année de la foi pour notre diocèse en communion avec le Représentant du Pape François en RDC que nous avons contacté », a déclaré Son Excellence Monseigneur l’Evêque avant de poursuivre en disant que les années saintes peuvent être célébrées en fonction des circonstances comme de graves menaces pour la paix ou des calamités. L’année sainte est donc ce temps de se laisser gagner par les exigences de la conversion et de la réconciliation tant avec Dieu qu’avec ses frères.

Par rapport aux différents témoignages de la foi, l’Evêque de Bunia a affirmé qu’en République Démocratique du Congo en général, et dans le Diocèse de Bunia en particulier, on connaît des témoignages authentiques de foi de la part de chrétiens qui prient avec conviction, qui offrent leur service et qui offrent généreusement leurs biens pour l’entretien et la construction de l’Eglise ». Mais au côté de ces bons témoignages, Son Excellence Monseigneur l’Evêque a attiré l’attention de l’assemblée sur le fait que les signes de crise de foi ont été visibles ces dernières années dans le Diocèse de Bunia. A titre exemplatif, il a cité le néo-paganisme, l’idolâtrie ou l’occultisme, les conflits sociaux et le déplacement massif des personnes, la perte des vies humaines et le saccage des infrastructures. Il a, par ailleurs, pensé que les antivaleurs telles que l’injustice, la corruption généralisée à tout le niveau, le détournement des biens communs, le népotisme, la dictature, l’oppression, le manque de vérité et de paix doivent être considérées comme des défis majeurs à relever car, selon le prélat, ces éléments constituent l’incohérence entre la foi et la vie pratique des chrétiens.

Pour clore ses allocutions, Son Excellence Monseigneur l’Evêque a invité tous les chrétiens à suivre l’exemple de Martyrs de foi, à l’occurrence de Bienheureux Isidore Bakanja et de la Bienheureuse Marie-clémentine Anuarite pendant ce temps fort de réflexion et de prière intense qui vient d’être ouvert ce, dans l’espérance que cela suscitera une conversion authentique pour un témoignage prophétique de la part de tous.

Aimé Lopa

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